lundi 3 mars 2014

Vers un nouveau choc pétrolier?

Le cours du pétrole a atteint son plus haut niveau depuis septembre dernier. On peut imaginer, compte tenu des tensions internationales persistantes depuis ces derniers jours, que cette tendance va se poursuivre. En effet, la situation géographique de l'Ukraine se prête particulièrement à ces anticipations haussières : le gaz qui est exporté de la Russie vers l'Europe transite par cette ancienne République du bloc soviétique. -En cas d'annexion de la part de la Russie ou de conflit ouvert entre Pro-Russes et nationalistes Ukrainiens, l'approvisionnement en gaz serait directement menacé. La production chuterait alors et les cours s'envoleraient à des niveaux records. -Si les sanctions économiques sont décidées par les partenaires occidentaux de la Russie à son encontre, l'exportation de gaz risque aussi d'être interrompue entraînant les mêmes conséquences. Il est évident que les occidentaux qui importent 90% du gaz russe ont intérêt à s'entendre avec ce partenaire très remuant s'ils ne veulent pas créer les conditions d'un nouveau choc pétrolier. Un malheur n'arrivant jamais seul, le processus de normalisation des échanges avec l'Iran risquerait aussi d'être stoppé, privant l'occident de cette manne pétrolière et de nouveaux relais de croissance. Nous avons l'impression de revivre le scénario de l'invasion du Koweït par l'Irak qui avait été très préjudiciable pour l'économie mondiale au début des années quatre-vingt dix. La reprise mondiale qui se dessine serait alors durement compromise. Un choc pétrolier peut-il être supporté par des économies convalescentes? Non, mais heureusement pour l'instant nous n'en sommes pas encore là.

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