lundi 17 février 2014

Pourquoi le coût de l'emprunt national reste faible en France

Le contexte ambiant inciterait pourtant à remettre en cause une telle affirmation : -Dégradations successives de la note long terme depuis 2012 par les deux grandes agences de notation -Réduction du déficit public moins rapide que prévue en 2013 (0,7% au lieu de 1,5% estimée) -Dérapage du déficit public au delà de 4% du PIB alors que la France s'était engagée à les réduire à hauteur de 3%. -une croissance en berne qui a eu pour effet direct une baisse des rentrées fiscales (de l'ordre de 16 milliards) -Absence de visibilité dans les réformes de fond qui permettraient de stabiliser la croissance de la dette (qui atteindrait d'après la Cour des Comptes 2000 milliards à la fin de l'année) -Le fort recul des investissements en France en 2013. Devant ces perspectives peu encourageantes et décevantes , les marchés financiers ne bronchent pas : le taux OAT 10 ans après une hausse continuelle depuis Mai 2013 est redescendu au niveau de juillet 2012 dans les 2,25% (avant la deuxième dégradation de la note long terme par Standard and Poor's) ce qui est un signe de confiance des investisseurs . Pourquoi ce bel optimisme? Les marchés anticipent en partie une reprise dans la zone Euro et aussi en France. Mais ce qui a rassure surtout les bailleurs de fonds étrangers est la qualité des actifs de l'Etat Français et du volume important d'épargne des ménages (environ 1800 Milliards). Cette manne financière permettrait à l'Etat de lever des impôts supplémentaires et de faire face à ses créanciers en cas de coup dur. (la taxation à 10% des comptes des épargnants à Chypre a créé un précédent). L'année 2014 est une année cruciale : va-t-on assister enfin à une reprise de l'activité économique et à la stabilisation de l'augmentation de la dette? Il sera intéressant de suivre la concrétisation de ces deux enjeux.

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